L’Inde ne serait pas prête à devenir une super puissance, c’est en tout cas le résultat d’une étude de la London School of Economics. Si les points positifs sont nombreux, il reste des problèmes critiques à résoudre pour que le pays puisse prétendre aux premières places sur le plan international.

La formidable croissance des dernières années, la forte démocratie et le dynamisme culturel sont des exemples du succès de l’Inde, mais cachent des faiblesses structurelles importantes, une corruption généralisée, un manque de leadership national, des divisions sociales extrêmes, une poussée de l’extrèmisme religieux et des menaces de sécurité internes.
Si l’Ouest aimerait voir en l’Inde une contre-puissance à la Chine, les retards de développement y sont encore trop importants. Des analystes qui ont participé à ce rapport se demandent même si l’Inde peut un jour prétendre à un rôle de premier plan.
L’historien et écrivain Ramachandra Guha suggère, avant de rentrer dans des sujets de diplomatie et géopolitique qui le dépasse, le gouvernement indien devrait plutot se concentrer sur la résolution de ses problèmes en interne. « Il faut réparer une à une les institutions qui protègent notre unité nationale et en créer de nouvelles pour nous aider. Le travail sera long, il faudra se montrer patient ».
«L’Inde a été l’une des économies les plus performantes du monde pour un quart de siècle, a sorti des millions de la pauvreté et est devenue la troisième plus grande économie du monde en terme de Parité de Pouvoir d’Achat. L’Inde a triplé ses dépenses de défense au cours de la dernière décennie, jusqu’à devenir l’un des 10 plus grands dépensiers militaires. Et à l’opposé des autres puissances émèrgentes d’Asie, l’Inde a simultanément cultiver une image attrayante mondiale de dynamisme social et culturel », dit-il. Mais viennent ensuite les «si» et les «mais».
Les divisions liées aux castes sont aggravées par l’émergence de nouvelles inégalités de richesse. la démocratie de l’Inde peut avoir prospéré d’une manière que peu attendait, mais ses institutions sont confrontées à de sérieux défis de népotisme et de corruption. Le succès économique continue de venir avec un coût environnemental qui n’est pas viable.
Ces problèmes s’ajoutent aux préoccupations sécuritaires, à la fois internes et aux frontières.

Source (en anglais) : The Hindu

Une analyse qui fera surement réagir, dans un pays ou le patriotisme presque aveugle est de mise !