Arte propose ce soir une émission à ne pas manquer, intitulée Inde 2025.

Quel sera le visage de l’Inde en 2025 ? Grâce à une croissance record, ce pays est devenu l’un des moteurs de l’économie mondiale. Mais arrivera-t-il à transformer cet essai en une prospérité durable ? Une fascinante immersion dans le présent et le futur de la plus grande démocratie du monde.

Le reportage en 3 parties commence à Magarpatta City, à seulement quelques kilomètres de chez moi. Cette ville dans la ville, à la pointe de la technologie, fait figure de modèle dans les réflexions sur l’avenir de l’Inde. La seconde partie est consacrée à l’agriculture, dont la réforme pourrait bien être la clé du développement en profondeur de l’Inde. « L’Inde, une superpuissance » conclut le reportage par une série d’interview de personnalités indiennes.

Inde 2025
22.04.2008, à partir de 22h45
Plus d’informations sur le site d’ARTE.

Si l’Inde a la télé vous intéresse, le site IndeAParis propose régulièrement une liste d’émissions consactrées à l’Inde : L’Inde à la télé.


Lundi 21 Avril, le centre Pompidou proposait une Inde sans les clichés, dans le cadre du cycle « Vidéo et après ». Un résumé qui fait mal aux yeux, à découvrir sur Poptronics.

O1Net part à la découverte de l’Inde High-Tech et propose un carnet de voyage à découvrir au fil des jours.

Infosys, Wipro, Tata, Satyam,… Les grandes SSII indiennes bouleversent aujourd’hui la high-tech mondiale. Pendant une semaine, 01net vous fait découvrir de l’intérieur pratiques, particularités et autres originalités des nouveaux conquérants de l’informatique.

Lire le carnet de voyage 01Net.

Planet India, de Mira Kamdar, fait l’objet d’une analyse complète et passionnante de Monique Dagnaud, et porte sur l’Inde un regard auquel j’adhère.

Certes, de la face sombre du « géant démocratique » rien ne nous est épargné dans l’ouvrage de Mira Kamdar : la tentation belliciste (arme nucléaire et premier client des marchands d’armes), la perpétuation du système des castes, les pratiques usurières qui ont conduit environ 100 000 petits paysans à se suicider au cours des dix dernières années, les cohortes d’individus qui s’épuisent à fabriquer à la main des briques et que tout voyageur remarque le long des routes, la pénurie d’eau potable et l’absence généralisée d’infrastructures, l’état lamentable du système sanitaire, la désespérance des 800 millions d’habitants (sur 1, 2 milliard d’habitants) qui tentent de survivre à la campagne ou dans des bidonvilles, le sort fait aux petites filles qui, dans la société traditionnelle indienne, pèsent comme un fardeau pour les familles, l’analphabétisme de près de 40 % de la population. Mira Kamdar excelle à décrire le chaos nocturne des mégalopoles indiennes, la foule grouillante des miséreux dormant à même le pavé ou sous des abris de fortune en tole ondulée, la saleté, les ordures qui jonchent le sol, les enfants livrés à eux-mêmes, ces silhouettes dans l’ombre qui semblent ne jamais cesser de marcher, le tout en lisière des artères parcourues d’un flux intarissable de voitures ; et à cinq pas, des cercles huppés et des hotels de luxe gardés par des portiers en habit de lanciers du Bengale.

Un texte à lire sur La vie des idées.