Le week end dernier, avec ma classe on a décidé de faire une virée à Mahabaleswar. Cette « station climatique » (comprendre colline voir montagne) est réputée pour sa culture de fraise, ses centres de vacances et une destination courante de lune de miel. Comme cette ville est à 120 km de Pune, mes 4 potes ont décidé d’y aller en moto, pendant que le reste de la classe suivait dans 2 magnifiques 4×4.
Le rendez-vous était à 6h du matin, moi m’étant couché à 4h, ça n’a pas été facile. Et voir que les taxis sont finalement arrivés à 6h30, mais qu’on n’est parti qu’à 7h30 parce que tout le monde n’était pas prêt, arg… J’aurais dû m’en douter, aussi, ce n »était pourtant pas la première fois !

4 riders, la princesse et notre 4x4
Les riders devant notre 4×4

Je n’ai pas compté le nombre d’arrêts dans notre trajet, je dirais un toutes les 15 minutes en moyenne. J’ai trouvé un peu frustrant l’arrêt petit-déj, à peine 1h30 après être parti. Mais comme on était en vacances, c’est pas grave !

Pause petit déj
Le petit déj

Pune est entourée de montagnes, donc la route nous a amenés devant de superbes paysages. Avec le vent et la pluie, j’avoue que j’avais un peu froid, début du mauvais temps… La blague, c’est que mes collègues ont bien sûr adoré cette petite pluie fine dans ce vent frais. De quoi attraper froid assez vite pourtant, mais je n’étais pas au bout de mes suprises !

Panorama

La première étape était Panchgani, après 2h de route. A 1300m d’altitude, un vaste plateau qui donne une étrange impression. On grimpe en 4×4 le long de la montagne, on grimpe on grimpe, et d’un coup c’est plat, tout plat… Comme si on avait coupé le dessus de la montagne. Là haut, bien sûr il fait frais, bien sûr il y a du vent. On y fait du parachute ascensionnel, du cheval, une ballade en chameau…

Panchgani
En haut de Panchgani

On reprend la route, les gars en moto nous suivent toujours. Il y a beaucoup de circulations, c’est dimanche, il fait beau… (enfin si on s’en tient aux critères indiens !). C’est un peu long et sinueux, je suis un peu malade et préfère dormir. Swapna ne se sent pas bien du tout, ils lui font boire du jus de citron pour calmer ses maux de ventre.
Arrivé à Mahabaleshwar, tout le monde se sent mieux. On commence par visiter l’ancien temple dédié à Shiva, édifié sous l’époque de Shivaji (le grand roi maharastrien), puis le Krishnabai Temple, où de l’eau sort de la tête d’une vache gravée dans la roche. Cette eau proviendrait de 5 rivières sacrées : Krishna, Veena, Koyana, Savitri and Gayatri. Mes amis vont tremper leurs pieds dans le bassin, puis s’asperger avec l’eau directement issue de la montagne.

Le temps à Mahabaleshwar est brumeux, mes amis sont ravis. On se promène un peu dans la ville, on achète du miel, on mange des onions frîts (et c’est super bon les onions frîts !). Des vendeurs de sifflets/appeau convainquent A TORT mes collègues l’achat de ce jouet débile et bruyant, c’est parti pour un trajet en mode oiseau-en-rût-qui-sifflote.

Soppu in the fog
Swapna dans la brume

On se sépare pour le début du déjeuner, ceux qui boivent et ceux qui ne boivent pas. Les filles se rebellent, nous interdisent de boire. On y va quand même, mais un conflit diplomatique éclate à notre retour, quelques engueulades, quelques pleurs… Des vraies discussions et Swapna qui réconcilie tout le monde en achetant les bracelets de l’amitié, qu’elle noue à tous. J’en ai maintenant 3 de ces bracelets à ma main droite, c’est très beau.

Au bar, une grosse surprise pour moi. On m’avait pourtant prévenu que ça pouvait arriver, ça n’a pas réduit le choc. A la table d’à coté, des jeunes indiens qui se la pètent grave, un peu raides après quelques Kingfisher Strong. J’ai envie de les taper tellement ils ont l’air bidon. (blague). Un d’eux se lève pour la vidange, et je m’apperçois qu’il a un flingue glissé dans son pantalon. Une fois qu’il s’est éloigné, je demande à mon pote Gajju si c’est un vrai, et pas un paintball. Pour lui aucun doute, c’est un vrai. « Sûrement des gangsters », qu’il me dit. « – Et les flics, ils ne font rien ? – Non, ils sont sûrement riches et plus influents que la police locale… ». Gajju vient d’une région où on achète les armes de façon libre, au poids. C’est ça aussi, l’Inde.

Après un repas un peu long, et une fois toute tension retombée, on va manger du mais grillé au massala et au jus de citron. C’est hyper bon, même s’il t’en reste plein dans les dents après. La dernière activité avant de rentrer, c’est un peu de boating. On arrive donc au bord d’un lac, entièrement recouvert par la brume. Il fait très froid, il n’y a que les riders qui ont pris des coupe-vent. On est trempé le temps de regarder comment ça se passe et de se décider. Mais toujours, mes amis sourient face à ce super temps. hé hé !
Direction les pédalos pour embarquer.

Pédalo dans la brume
Les pédalos sur le lac par beau temps

On se ballade tranquilement pendant 3/4 d’heures, sous la pluie fine, entourés de centaines de pédalo (on est dimanche, c’est plein de monde partout…). Mes amis ont un peu peur quand le pédalo bouge trop, ils ne savent pas nager.
Mais on s’amuse beaucoup, tout le monde est très heureux. Moi j’ai surtout froid, mais voir mes amis autant rire et sourire me fait plaisir.
On finit par rentrer, je m’endors dans le 4×4 et manque mon arrêt. Je devais descendre à Pune City pour retrouver les amis français et retrouver des loisirs plus superficiels et occidentaux…
Personne n’a tort, personne n’a raison. Nos façons de nous amuser resteront toujours différentes…