C’est la fin pour nous à l’I2IT. La fin des cours. Presque la fin des études en général (plus qu’un stage). On l’aurait imaginée plus facile, plus tranquille… Hors on se retrouve un peu bloqué, à cause de règles stupides et inadaptées.
On demande des arrangements à l’I2IT, on demande à être traité un peu différemment des autres élèves. Pourquoi ? Mais parce qu’on est différent d’eux, tout simplement. Au début de l’I2IT, la présence en cours n’était pas obligatoire. Seul le résultat importait, c’était la signification de « International » (de I2IT = International Institute of Information Technology). Cependant, les parents n’acceptaient pas d’inscrire leurs enfants dans un institut avec des règles aussi libres (idem, au lieu d’avoir une résidence mixte, l’I2IT, à la demande des parents, a fait construire une nouvelle résidence pour les filles, pour séparer… On ne sait jamais).

Donc désormais, la présence en cours est obligatoire, et toute absence entraîne une pénalité sur la moyenne. Alors que mon second trimestre s’est bien déroulé, que mes profs étaient contents de mon travail, je me retrouve avec 40% de pénalité et 3 examens à repasser. Mes examens étaient réussis, mais à cause de ma présence en cours trop basse, je dois les refaire. Et payer 1000/- pour chaque. Frustrant.
D’autant plus que dans 2 matières sur 5, je connais la matière mieux que le prof, et que ce même prof n’a jamais fait l’appel.
Alors en bons français, on va voir la direction, on se plaint et on demande des arrangements. Certaines personnes en ont marre de donner des avantages aux blancs, et c’est vrai que c’est injuste vis-à-vis des étudiants indiens. Mais quoi qu’on fasse, on ne pourra pas que s’adapter, jamais devenir nous-mêmes étudiants indiens. Beaucoup trop de différences ! Attention, ce n’est pas un mal de le noter, et c’est en connaissance de causes, après un an…
Ce qu’on demande, c’est par exemple des projets à la place des cours. Au lieu d’aller s’asseoir devant un prof qui lit son powerpoint ou dans un labo sans matos, on travaille chez nous sur le même sujet, en implémentant plutot qu’en lisant des bouquins. On essaye, on apprend plutot que On lit, on mémorise. Toute la différence entre l’éducation française et indienne est résumée ainsi…

Seulement voilà, nos 2 écoles partenaires ne nous donnent pas toutes les infos, et si certaines personnes sont d’accord pour des modifications des modalités, d’autres refusent catégoriquement. On se retrouve bloqué, on va payer pour refaire les examens pour ne pas créer de conflits, et on espère qu’on partira d’ici avec le diplome… Pas encore gagné, tout ça !

Profil bas, et le mail que vous avez peut-être lu ici n’a pas vraiment été dans ce sens… L’administration y a lu tout le mal que je n’ai pourtant pas dit. D’une situation tendue, on est passé à une situation bloquée…