Les abeilles bourdonnent que les léopards n’ont pas la tâche facile. Les singes font des singeries. J ai dit aux éléphants d’oublier, mais c est contre nature….

Et plus sérieusement. On commençait tous à saturer, malgré l’arrivée de Laurent, nouveau français destiné à passer son MBA à l’I2IT. On se disait qu’on irait bien à l’autre bout de l’Inde, profiter des quelques jours de vacances qui précèdent les examens de fins de trimestre. Je n’ai que 4 jours, et beaucoup de choses à réviser, mais moi aussi j’avais envie de sortir.
A force, on finit par assimiler le campus à un couvent. C’est pas facile d’entendre chaque semaine les écoles et entreprises environnantes qui poussent la musique au maximum et font la fête jusqu’à la fin de la nuit, alors qu’on est limité à des soirées de 18 à 22h, parce que les flics n’ont pas autorisé à faire la fête plus tard.
Ou plutot parce que le backshish demandé par ces gentils policiers était d’un montant trop important pour les organisateurs.
Alors hier soir, on s’est demandé ce qu’on pouvait faire. Et là, l’illumination. Le Nirvana !
Nirvana, c’est le nom de la boîte la plus réputée de Pune.
Petit bilan :

– Départ à 21h30 de l’I2IT, permission pour rentrer après 23h complétée et signée. La faim au ventre, mais on trouvera bien. « C’est un peu tard pour se bouger, non ? » « Oui, c’est même stupide ».

– Petit arrêt dans Hinjewadi, le village à la sortie de l’IT park. On s’achète des Samosas, c’est épicé mais pour 20 cts d’euro, on en a 3. 2 bouteilles de coca de 60 cl, addition totale à 1€.

– Départ en 6 seaters, les pires rickshaws qu’on puisse trouver. Mais aussi les moins chers et ceux avec qui il n’y a pas à discuter. 5 km pour 10 cts d’euro, on est un peu serrés mais ça fait longtemps qu’on a l’habitude.

– On s’arrête acheter un packet de gateaux, les fameux Parle G. Un peu comme des LU, sauf qu’on en trouve partout, tout le temps. Et que pour 20 cts d’euro, on a l’équivalent de 2 paquets de LU.

– Deuxième 6 seaters, on comprend pas trop bien s’il nous emmène au bon endroit. Un des passagers nous dit que c’est bon, il nous emmène où il faut, il l’a dit au chauffeur. De toute façon, on finira bien par arriver où on veut, on sait comment ça marche.

– On descend à Corporation, c’est pas vraiment le meilleur endroit mais c’est pas grave. 15 km de plus de parcourus, 30 cts cette fois. On prend un autre rickshaw qui nous emmène à la gare, parce que c’est là qu’il faut aller soi disant. On monte à 4 dans les autorickshaws, on est encore plus serrés, mais là aussi, on a l’habitude. Le chauffeur fait un peu la tête, ils sont normalement limités à 3 passagers. Il demande donc 30 Roupees pour nous emmener à notre destination finale, ça fait 15 cts d’euros chacun.

– 23h, on arrive enfin à Inox / Nirvana, un complexe pour riches. Il y a un McDo qui nous appelle, on ne peut pas refuser. La boîte n’ouvre qu’à 23h30, il y a déjà du monde qui attend à l’entrée. Quelques regards, des indiennes comme on ne voit pas à l’I2IT.

– Menu famille au McDo, que je partage avec Armand. 4€, pour 2 best Of et un Happy Meal. Il y a même un Pokemon en cadeau. Manque de bol, c’est pas Pikachu, tant pis. On reviendra.

– 23h40, on tente l’entrée en 2 groupes de 4. Style les videurs ne vont pas griller. Hum. Ils demandent 300 Rps l’entrée, 5€50. On parle en français, on dit que c’est cher mais ça va. Un mec à l’entrée nous répond en français. « trois cents ». Ah tiens ?

– La boîte est sympa, un petit lounge pour discuter tranquilement et une salle climatisée pour danser. La population par contre surprend : que des blacks. On n’en croise très peu dans les rues, à Pune, ou ailleurs. Coté filles, des mini jupes, des tenues sexy, du maquillage, des talons… Ca faisait longtemps. Pourquoi une si grande différence entre toutes ces indiennes ? C’est incroyable.

La soirée a suivi tout naturellement son cours, le francophone de l’entrée est venu nous rejoindre, puis plein d’autres ensuite. Peut-être que 20% des jeunes de la boîte parlait français. Vraiment surprenant ! Beaucoup de Djiboutiens, de Mauriciens… Ca leur fait plaisir de parler français. Ils sont là pour les études, depuis 1 an, 2 ans, 3 ans…. Ils nous invitent à des match de basket dans Pune, nous proposent un after.
Les 9 français que nous sommes se séparent, on négocie un rickshaw pour rentrer. De 700 on négocie à 400. Là aussi, le fait qu’on soit 4 rend le chauffeur grognon, mais Laurent lui propose un massage pour le détendre (les négociations ont été un peu longues). Il rigole, démarre le rickshaw, et nous voilà sur la route. En chemin, des flics arrêtent le rickshaw, ils parlent en Maharati avec le chauffeur. On attend, le chauffeur revient et nous dit qu’il doit payer 100 Rps. Vrai ou pas, je ne sais pas, mais on payera pas à sa place !
On s’arrête pour faire le plein, et comme souvent, c’est pas un plein complet. Il met 3 litres d’essence, 3 €. Souvent ils mettent pour 1 ou 2€, ils roulent toujours presque à vide. Ca vaut le coup de s’arrêter à une station service pour 30 cl d’essence…
Rentrer au campus vers 4h, le chaffeur nous demande un supplément… Comme d’habitude… Ils le font tous, c’est même plus marrant. On lui donne 100 chacun, 2€. Déjà bien plus que le tarif de jour, qu’il ne vienne pas se plaindre trop longtemps !
Les autres qui ont tenté l’after dans une autre boîte ont repayé 5€50 l’entrée, pour une heure de musique. Ca aurait pu valoir le coup, mais pas là… Ils reviennent vers 5h, bien crevés.

Bilan, une bonne soirée, qui change les idées. Quelques numéros de téléphones, de jolies thailandaises, une indienne, et des mecs qui parlent français pour d’autres soirées à venir !

La fête, c’est universelle (et les études, aussi).

[Edit] Marjo a trouvé une grosse faute. Elle a même dit, je cite : « c’est affreux ».