Mon école est une prison, où les sorties sont réglementées.
Mon école est une prison, où les visites sont limitées.
Ma prison est une école, où l’on peut être appelé en cours le samedi à 7h30 ou même le dimanche.
Mon école est une prison, où les sorties sont enregistrées et où toute rentrée après 23h nécessite une permission spéciale.
La cantine de mon école est une cantine de prison, où on mange un menu qui ne change que tous les 3 mois dans un plateau en inox.
Mon école est une prison, où fêter un anniversaire est interdit.
Les gardes de mon école font des rondes la nuit, comme dans une prison.
Dans mon école, on peut recevoir des punitions.
Dans mon école qui est aussi une prison, les professeurs nous demandent d’écrire des programmes en C sur des feuilles de papier. Même si tout le monde copie le même programme.
Dans ma prison, il y a des « Fish », qui tente de s’échapper. Des prison breaker qui ne rendront pas les 20 programmes réclamés par le bourreau.
Dans ma prison, il y a des avantagés, des gens qui peuvent se procurer tout ce qu’ils veulent sans trop s’inquiéter. Il ne faut pas avoir des contacts avec la mafia, non, juste être blancs de peau.
Dans mon école, il y a des gens jaloux de ce racisme positif, à raison, qui se font attaquer par les gardes.
Dans mon école, si des visiteurs souhaitent venir, ils doivent faire signer une permission spéciale et ne rencontrer « l’hote » qu’à la cantine.
Dans ma prison, il y a la jolie infirmière, mais ça n’a rien à voir.
Dans ma prison, il y a un directeur, mais qui fait la marionnette des financiers de l’école.
Dans ma prison, il y a une salle de muscu où beaucoup passent tout leur temps (puisqu’on n’a pas le droit de sortir ni de recevoir).
Dans la bibliothèque de ma prison, on trouve tous ceux qui ne vont pas à la salle de muscu.
Dans la cantine de ma prison, la télé est toujours allumée avec le volume à fond. C’est pour nous empêcher de réfléchir et nous rendre abrutis (et ça marche).
Dans ma prison, les peines les plus courtes sont de 12 mois, les plus longues de 18.
Après la sortie de prison, on peut espérer un job qui rapporte un peu. Relativement parlant.
Dans ma prison, on a un classement qui détermine l’intelligence.
Heureusement que ma prison est dans un joli pays et que mes co-détenu(e)s sont sympas…