Je viens d’aller faire les courses dans ma supérette habituelle, Reliance Fresh. C’est sur ma route de retour du boulot, quand je prends le raccourci. En chemin, je traverse un quartier très pauvre, avec cette femme… Elle est la plus handicapée que j’ai vue, elle rampe par terre et tous ces gens passent devant sans même y prêter attention… Elle n’a pas d’âge, tellement amochée par la poussière et les maladies…….

Quelques photos du week end dernier, pour commencer ce long article. Cliquez pour agrandir.

2239283746 cafb0f3c12 m Une semaine comme une autre à Pune : misère, contrastes permanents de lInde    2238494293 779cc9b060 m Une semaine comme une autre à Pune : misère, contrastes permanents de lInde    2239287304 486e154aa5 m Une semaine comme une autre à Pune : misère, contrastes permanents de lInde    2239290158 c71c9e6dc5 m Une semaine comme une autre à Pune : misère, contrastes permanents de lInde    2238497341 11a88b9f19 m Une semaine comme une autre à Pune : misère, contrastes permanents de lInde    2239286852 7936e6beac m Une semaine comme une autre à Pune : misère, contrastes permanents de lInde    2238496425 9d0d2ca03e m Une semaine comme une autre à Pune : misère, contrastes permanents de lInde


Je viens d’aller faire les courses dans ma supérette habituelle, Reliance Fresh. C’est sur ma route de retour du boulot, quand je prends le raccourci. En chemin, je traverse un quartier très pauvre, avec cette femme… Elle est la plus handicapée que j’ai vue, elle rampe par terre et tous ces gens passent devant sans même y prêter attention… Elle n’a pas d’âge, tellement amochée par la poussière et les maladies. Un eczéma lui recouvre les bras, elle tousse et crache… Des fois, j’ai l’impression qu’elle est traitée comme les chiens qui errent dans la rue – sauf qu’on lui donne des petites pièces de temps en temps. Comment a-t-elle a pu vieillir dans ces conditions ? Et d’ailleurs, depuis combien de temps vit-elle ce calvaire ?
Autant de questions, à chaque fois que je passe devant elle…

Elle fait parti du quotidien, du paysage que je vois tous les jours. J’aimerais pouvoir faire quelque chose, mais, d’une part, elle est loin d’être la seule dans ce cas, il y en a tant d’autres ici… Et d’autre part, même avec toute la pitié que j’éprouve pour cette femme, je ne peux m’empêcher de penser que c’est aux indiens de faire quelque chose. Ceux qui passent tous les jours à coté d’elle depuis des mois, peut-être des années.
Pourquoi tant d’indiens restent-ils les bras croisés devant de telle atrocité ? Alors que la classe moyenne n’en finit pas de s’enrichir, j’ai parfois ce dégout pour les habitants de l’Inde. Les jeunes indiens seraient parmi les plus optimistes du monde, c’est ce que fait ressortir une étude mondiale sortie récemment. Ils sont confiants dans leur avenir personnelle et professionnelle, en tête devant les danois et les norvégiens, mais loin devant la jeunesse française (qui râle un peu trop).
Comment peut-on dire que sa vie future sera riches et heureuses alors que nos voisins dans la rue sont si pauvres et miséreux ??

Ma réflexion s’est arrêtée quand je suis arrivé à Reliance Fresh. Il y a seulement des indiens qui y vont, mais je ne suis pas dévisagé en permanence. Des indiens normaux, qui viennent en moto, font leurs quelques courses (je regarde toujours ce qu’ils achètent, ils font la même chose avec moi !). Ils dépensent souvent 50 à 100/-, soit 1 à 2€. Parfois, ça va jusqu’à 10€. Ce qui est étonnant, c’est la diversité de prix des produits. Aujourd’hui par exemple, il y avait du boursin. Une exclusivité, un truc bien français, bien importé, et surtout bien cher. A 350/-, on dépasse tout de suite le budget ! Pour comparer, un melon coûte 20/- et un citron 1/-. Une sauce Basilic Pesto pour les pates, par contre, c’est aussi 350/-. Et le paquet de biscuits Parle G ? Hé hé, c’est mes préférés. 2/- le petit packet icon smile Une semaine comme une autre à Pune : misère, contrastes permanents de lInde .
Moi, quand je fais mes courses, je mixe et je fais gaffe à certains prix. Par exemple, le miel, ça coute super cher. Mais ça va bien avec les toasts que me fait Bablu, mon employé de maison, pour le petit déjeuner. Alors ça représente plus d’un tiers de l’addition. Les sachets de thé, par contre, j’ai pas pris ceux à 25/- les 10. Parce que ça fait 2.5/- le sachet, alors qu’un chai dans la rue coûte 3 à 4/-. Donc je boycotte, pour montrer mon mécontentement (genre).

Je suis maintenant rentré, je vais préparer un petit truc à manger parce que mes collègues et colloc – avec qui je vais au resto tous les soirs – me font trop dépenser et de toute façon, ils sont encore au boulot.
Vioici quelques photos de l’appart, comme promis !

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Et le surprise qui m’attendait ce soir en rentrant, la voici en vidéo.



Elle vit sous le canapé sur lequel je suis assis, et à partir duquel j’ai rédigé ce long article. Yummy !!