Alors nous voilà de retour à l’I2IT, oui. Après un magnifique voyage dans l’Ouest du Rajasthan, aux frontières du désert du Thar. Là bas, le soleil ne se cache derrière des nuages que 18 jours par an, mousson ou pas mousson…
Elo&Lu&Xav ont dormis juste devant l’école, pour profiter jusqu’au boût de géniallissime tours en moto. Armand, Guillaume, Mathieu et moi les avons rejointes pour prendre le 6-seaters, le summom des rickshaws. Une heure de vadrouille et nous voilà à la gare. L’habituel Comesum, petit restaurant ouvert 24h/24h, nous a donné le spectacle d’une bagarre entre un séducteur de mes 3 amies et un « bihari », ces habitants du Bihar dont tout l’Inde du nord aime se moquer. Après 2 3 claques, nous sommes partis boire le milkshake que notre pauvre homme n’avait même pas eu le temps de finir. Aaaah, les batailles de serveurs, pas terrible.
Dans le train, Xav n’a pas supporté la température. Sleeper Class, donc pas de clim, et Xav qui prend un coup de chaud. On a 22h de trajet, Xav a donc le temps de tomber malade, et de se remettre sur pied (comme quoi, c’est vraiment génial les trains indiens).

A Jodhpur, un bon hotel juste en fance de la gare nous ouvre ses portes dans une chaleur étouffante. J’y avais déjà mis les pieds en Avril, j’y connaissais les tarifs assez avantageux. Une petite terrasse où il fait bon prendre une bière, de l’eau pour la douche et des chambres avec « Cooler »… Largement suffisant pour 7 aventuriers tels que nous.
Le lendemain, après un repos bien mérité, début des visites ! Tronant fièrement sur la ville, la grande forteresse de Mehrangarh fut notre première et unique vraie visite (faute de temps). Le professionnalisme pourtant très rare dans les visites en Inde nous a plu à tous : à l’entrée, pas de rabatteurs, pas de guides qui se jetent sur les touristes comme des mouches sur un morceau de viande pas fraîche. Un prix fixe, incluant audioguide dans 7 langues différentes, et une brève explication en français pour le fonctionnement : voilà qui change.
A l’intérieur du fort, un circuit bien fait qui permet de découvrir la vie du rao Jodha, fondateur de la ville au XVe siècle. De magnifiques vues permettent de contempler la ville bleue.

La forteresse de Mehrangarh

Xav, Armand et 2 audioguides !

Jodhpur, la ville bleue


Pourquoi bleu ? D’une part, parce que c’était la couleur des brahmanes à une époque, donc symbole de puissance, de richesse. Ensuite, parce que le bleu éloigne les moustiques, c’est bien connu !
Après cette complète visite, un petit tour en ville nous permet d’en découvrir l’atmosphère… Très différente par ailleurs de villes high tech comme Pune, on ne trouve à Jodhpur aucun bar, aucun Cafe Coffee Day, aucun centre commercial… Une ville plus traditionnelle, mais où l’on s’est senti cependant moins à l’aise. Il faut dire que le tourisme s’y est vite développé, même si ça n’a pas été le choix de ses habitants.
Pas le temps de voir de plus prêt l’Umaid Bawan Palace, somptueux hotel et demeure de l’actuel Maharadjah. J’avais déjà eu le plaisir de me promener autour en Avril. C’est un des derniers palais construits en Inde par un maharadjah, qui l’a fait dans le but de réduire la chomage et la famine qui régnaient à l’époque (1930). Désormais, une partie du palace est reconverti en hotel grand (voir très grand) luxe, et même si le restaurant est financièrement accessible, encore faut-il réellement le vouloir et avoir les vêtements pour. Une autre fois peut-être !
Après une journée bien remplie, les bons touristes que nous sommes avons quitté Jodhpur pour Jaisalmer, dans un magnifique bus de nuit. Le bus, qui a tenté de partir sans la moitié d’entre nous partis au distributeur, n’était pas du plus grand confort. Mais soit, on est jeune !

Vue sur la citadelle de Jaisalmer

Jaisalmer, ville du désert, ville d’or… A suivre !