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La justice suspend la réintroduction du guépard en Inde -
La cour suprême indienne a décidé de suspendre la campagne de réintroduction du guépard en Inde, après que plusieurs experts ont dénoncé le manque de vision et d?organisation de l?initiative, selon la BBC.
Les guépards devaient être importes d?Afrique et réintroduits dans deux sanctuaires situés dans les Etats du Rajasthan et du Madhya Pradesh, mais le projet n?aurait pas reçu l?accord du National Board for Wildlife, l?autorité décisionnaire pour les questions liées à la faune et la flore en Inde.
Le guépard asiatique, qui a disparu d?Inde il y a plusieurs décennies après avoir été une proie prisée des chasseurs pendant la colonisation britannique, est très différent, tant génétiquement que par son mode de vie, de son cousin africain. Selon les experts, la transplantation de ce dernier sur le sous-continent serait vouée à l?échec si son habitat naturel ? qui implique notamment l?absence de contact avec l?homme- n?était pas répliqué en Inde.
Il reste quelque 10 000 guépards dans le monde, dont la vaste majorité, hormis la centaine de guépard asiatique que compte l?Iran, se trouvent sur le continent africain.
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Un Indien retrouve sa mère grâce à Google Earth -
Un Indien, orphelin depuis l?âge de 5 ans, a retrouvé sa mère après 25 ans de séparation grâce au logiciel Google Earth, rapporte la BBC.
Saroo a été séparé de sa famille en 1985, alors qu?il travaillait avec son grand frère en tant que balayeur dans un train.
"C?était tard dans la nuit", raconte-t-il. "J?étais tellement fatigué que je me suis juste assis sur un siège de la gare, et j?ai fini par m?endormir. Je pensais que mon frère allait revenir et me réveiller mais quand je me suis réveillé, il était introuvable. J?ai vu un train devant moi et pensé qu?il devait être dedans. J?ai donc décidé de monter, espérant retrouver mon frère."
Mais le frère du jeune garçon, lui aussi à sa recherche, est en fait resté dans la gare. Seul, épuisé, Saroo s?est alors tout simplement endormi pour ne se réveiller que 14 heures plus tard, perdu dans un bidonville de Calcutta.
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Hillary Clinton appelle l'Inde à réduire ses importations de pétrole iranien -
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a appelé lundi l'Inde à réduire davantage ses importations de pétrole iranien, voulant obtenir de New Delhi un soutien dans son entreprise d'isolement de la république islamique.
"L'Inde (...) travaille sans aucun doute à réduire ses achats de pétrole iranien. Nous saluons les mesures qu'ils ont prises jusqu'à présent. Nous espérons qu'ils feront encore plus", a déclaré Mme Clinton lors d'un forum à Calcutta, dans l'est de l'Inde.
Estimant qu'il y avait un approvisionnement "adéquat" sur le marché pétrolier pour compenser les réductions en provenance d'Iran, elle a estimé que les efforts supplémentaires demandés à l'Inde faisaient partie "du rôle de l'Inde dans la communauté internationale".
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Naufrage d'un ferry indien : 105 morts et 100 disparus -
Un ferry surchargé de passagers s'est brisé en deux et a coulé lundi au cours d'une tempête dans un fleuve du nord-est de l'Inde, faisant au moins 105 morts et une centaine de disparus, selon la police.
Environ 150 personnes ont été secourues ou ont réussi à se sauver à la nage, après que le ferry qui transportait des femmes et des enfants eut fait naufrage dans les eaux tumultueuses du Brahmapoutre, dans l'Etat d'Assam.
L'officier de police local A. Dass a indiqué que les sauveteurs avaient récupéré les corps de 105 victimes, tandis qu'une centaine de personnes étaient toujours portées manquantes.
"Il y avait environ 350 personnes à bord quand la tempête a brisé en deux le ferry", selon le responsable de la police de l'Etat d'Assam, J.N. Choudhury.
Les sauveteurs, y compris des unités de l'armée, dépêchés sur les lieux de l'accident luttaient désespérément pour retrouver des survivants mais ils étaient gênés par le mauvais temps et l'obscurité.
"J'ai pu voir les gens être entraînés car le courant du fleuve était très fort", a raconté à l'AFP un témoin, Rahul Karmakar. "Les chances de survie sont faibles" dans le fleuve balayé par de violentes pluies, a-t-il ajouté.
Le Premier ministre Manmohan Singh, qui s'est déclaré "choqué et consterné" par l'ampleur des pertes, a qualifié le naufrage de "tragédie" et s'est engagé à apporter toute l'aide gouvernementale nécessaire.
Le navire se rendait de Dhubri au district voisin de Fakirganjan lorsque l'accident s'est produit. Dhubri est situé à quelque 300 kilomètres de Guwahati, principale métropole de l'Assam.
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Inde : 18 morts dans la collision de deux bus -
Dix-huit personnes au moins sont mortes dimanche quand deux bus sont entrés en collision dans l'Etat indien d'Uttar Pradesh, a annoncé la police. "Les cars sont tombés dans un ravin après la collision frontale. Treize hommes, trois femmes et deux enfants sont décédés", a déclaré l'officier de police Ashutosh Kumar qui a précisé que ce chiffre pourrait évoluer puisque huit blessés se trouvent dans un état critique.
L'accident qui s'est produit près de Gorakhpur City a également fait 36 blessés parmi les passagers des deux véhicules, un bus privé et un autre roulant pour une compagnie de transports publics.
Selon des statistiques gouvernementales, l'Inde déplore chaque année quelque 120.000 morts dans des accidents de la route, ce qui en fait l'un des pays détenant les chiffres les plus alarmants à cet égard.
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Pogrom du Gujarat : 23 personnes condamnées -
Un tribunal indien a condamné 23 personnes pour un massacre commis il y a dix ans dans l?Etat du Gujarat, lors d?une des pires vagues de violences interreligieuses depuis l?Indépendance.
L?incendie de Godhra avait déclenché un déferlement de violence ciblant la communauté musulmane en 2002 au Gujarat10 ans après la vague de violence qui a ensanglanté le Gujarat (ouest), la justice rattrape enfin certains des coupables. Un tribunal spécial a condamné hier 23 personnes -et acquitté 23 autres-jugées pour leur participation au massacre de 24 musulmans dans la localité de Ode, le 1er et 2 mars 2002. C?est l?un des neuf procès pris en charge par une "Equipe Spéciale d?Investigation" (SIT), mise en place par la cour suprême indienne en 2008 pour enquêter sur les émeutes interreligieuses au Gujarat.
Selon les juges, une foule de 1500 personnes avait à l?époque mis le feu à un immeuble de trois étages, dans lequel s?étaient refugies plusieurs dizaines de membres de la communauté musulmane, après avoir scellé la porte d?entrée. 23 personnes sont mortes dans l?attaque alors que seules quelques unes sont parvenues à s?échapper et ont témoigné lors du procès par la suite. Les 23 condamnés ont été reconnu coupable de complot et 18 d?entre eux de meurtre, selon le quotidien The Hindu.
Trois condamnations en 10 ansCe verdict survient cinq mois après une première condamnation dans les "émeutes" interreligieuses du Gujarat qui ont opposé les communautés hindoues et musulmanes dans l?Etat. En novembre dernier, 31 personnes ont effet été condamnées à réclusion à perpétuité pour leur participation à un massacre similaire, commis le 28 février 2002, au lendemain du déclenchement des violences au Gujarat. En février 2011, 31 personnes ont également été condamnées pour avoir mis le feu au wagon du train stationne dans la ville de Godhra (Gujarat), causant la mort de 59 religieux hindous, le 27 février 2002. C?est cet incident qui a déclenché le pogrom anti-musulman qui a fait près de 2000 morts dans l?Etat.
Manufacturer: Princeton University PressPart Number:Price: EUR 24,79Si elles arrivent près de 10 ans après les faits, ces décisions de justice sont importantes en Inde, où les violences interreligieuses sont rarement condamnées, en particulier lorsque le parti au pouvoir est directement ou indirectement impliqué. Personne n?a encore été condamné par les émeutes anti-sikhes de 1984, qui ont fait plus de 3000 morts à New Delhi et ont été au minimum encouragée par le parti du Congrès qui voulait se venger de l?assassinat d?Indira Gandhi. Au Gujarat, le gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi est accusé d?avoir laissé le champ libre aux émeutiers après l?incendie de Godhra.
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Une Française tuée à New Delhi -
Une Française a été retrouvée assassinée dans une pension bon marché d'un quartier de la capitale indienne, New Delhi, fréquenté par des "routards" du monde entier.
"Nous recherchons des suspects", a expliqué le porte-parole de la police, sans divulguer l'identité de la victime ni commenter les informations de presse évoquant une mort par strangulation.
Selon plusieurs quotidiens indiens, la victime était âgée de 25 à 30 ans et effectuait un tour du monde. L'ambassade de France à New Delhi s'est refusée à tout commentaire.
A lire sur Le Figaro
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Le gouvernement indien peut-il avoir confiance en son armée ? -
Les relations entre New Delhi et ses forces armées sont tendues depuis la médiatisation de plusieurs affaires aussi distinctes que singulières ces dernières semaines. La dernière en date : un exercice militaire étrange qui aurait fait germer la crainte d?un coup d?Etat au sein du gouvernement.
Rien ne va plus dans les rangs de l?armée indienne. Apres que son chef, le général V.K. Singh, a fait la Une des medias à plusieurs reprises le mois dernier, la presse révélait mercredi qu?un mouvement de troupes incongru aurait fait craindre au gouvernement indien qu?un coup d?Etat était en train d?être fomenté, en janvier dernier.
Selon le quotidien The Indian Express, qui a consacré l?intégralité de sa première page à ce "scoop", deux unités de l?armée indienne basées en dehors de New Delhi se sont dirigées vers la capitale dans la nuit du 16 au 17 janvier dernier. La première, basée dans l?Etat d?Haryana à Hisar, à 150 km de Delhi était notamment constituée de 48 véhicules blindés. La seconde unité, basée à Agra, au sud-est de Delhi était constituée de parachutistes. Si l?armée a expliqué ces mouvements de troupes par de simples man?uvres d?entrainement, ils n?ont pour le moins surpris le gouvernement indien.
Un exercice militaire inhabituel ?
Les militaires et le gouvernement entretiennent historiquement de bonnes relations en Inde et une tentative de coup d?Etat est jugée peu probable. La découverte de l?approche du second régiment (posté à Agra) sur la capitale aurait toutefois fait craindre le pire dans le cabinet du Premier ministre. Un tel mouvement de troupe serait rare, à quelques jours de la journée de la République (26 janvier), qui plus est aux alentours de New Delhi. Selon l?Indian Express, le ministre de la Défense a été contacté en urgence de la situation, le secrétaire d?Etat indien à la Défense, en déplacement en Malaisie, serait rentré en Inde illico, et une alerte terroriste aurait été lancée, afin de ralentir la circulation?et par conséquent l?avancée des militaires.
Manufacturer: W. W. Norton & CompanyPart Number:Price: EUR 19,82Le gouvernement et l?armée ont cependant tous deux voulu mettre fin à toute spéculation mercredi, affirmant qu?il s?agissait bel et bien d?une man?uvre, et que les militaires n?avaient pas le devoir de prévenir New Delhi pour ce genre d?exercice. Le Premier ministre indien Manmohan Singh a vivement critiqué l?enquête de l?Indian Express, la jugeant "alarmiste". Un avis partagé par le ministre de la Défense A. K. Anthony qui l?a qualifiée de "totalement infondée".
Les péripéties du General V.K Singh
Ces révélations surviennent alors que le général V.K. Singh est l?objet de plusieurs polémiques qui l?ont opposé au gouvernement, contribuant à alimenter les rumeurs sur les man?uvres militaires du 16 janvier. C?est par ailleurs à cette date précise que M. Singh est allé à la cour suprême pour changer sa date de naissance, telle qu?elle est enregistrée par l?armée (la date indiquée sur son certificat de naissance étant postérieure d?un an). Cette modification, qui a fait polémique au sein du gouvernement et aurait permis au général de prendre sa retraite en 2013 au lieu de cette année, a finalement été abandonnée par l?intéressé.Le mois dernier, V.K. Singh s?était de nouveau fait remarquer en envoyant une lettre au Premier ministre indien dans laquelle il déplorait le manque de moyens de l?armée indienne. Dernièrement, le général a de nouveau fait la Une des medias après avoir affirmé qu?un lobbyiste de la Défense avait tenté de lui offrir un pot-de-vin de plus de 2 millions d?euros pour approuver l?achat de camions de mauvaise qualité du groupe Tatra pour l?armée.
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La tête du chef du Lashkar-e-Taïba mise à prix par les Etats-Unis -
10 millions de dollars. C?est la récompense annoncée par le gouvernement américain à tout individu offrant des informations menant à la capture du chef du Lashkar-e-Taïba (LeT) Hafiz Saeed, rapporte le la presse indienne.
Principale organisation terroriste en Asie du sud, le LeT a notamment orchestré les attentats de Bombay de novembre 2008 ainsi que de nombreux autres attentats, en Inde, au Pakistan et en Afghanistan. Abdul Rehman Makki, beau-frère de Hafiz Saeed et co-fondateur avec lui du LeT, est lui aussi activement recherché par les Etats-Unis, qui ont offert trois millions de dollars pour sa capture.
Hafiz Saeed, a fondé le Jamaat-ud-Dawa (JuD), en 1985 a Lahore avec le financement du Pakistan, dans le but de faire pression sur l?Inde sur la région disputée du Cachemire. Le LeT est considéré comme la branche armée du JuD et a été interdit en 2002 par le Pakistan, ce dernier subissant des pressions des Etats-Unis en matière de lutte contre le terrorisme, après les attentats du 11 septembre. Les autorités pakistanaises n?ont cependant pas fait preuve d?une réelle volonté de démanteler l?organisation et de poursuivre ses dirigeants en justice.
L?Inde a applaudi l?annonce américaine, un porte-parole du ministère des affaires Etrangères à New Delhi affirmant qu?elle reflétait "la détermination de l?Inde et des Etats-Unis de combattre le terrorisme et de poursuivre en justice les responsables des attentats de Bombay".
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Le Posco de nouveau en difficulté en Inde -
Un tribunal indien a suspendu la licence environnementale accordée au géant de l?acier sud-coréen Posco, ajournant une nouvelle fois son projet controversé dans l?est de l?Inde, plus gros investissement direct étranger pour le pays.
L?implantation de Posco en Inde parait de plus en plus laborieuse. Apres avoir obtenu le feu vert du ministère indien de l?Environnement en mai dernier pour la construction d?un vaste complexe sidérurgique, le groupe sud-coréen se voit à nouveau stoppé dans son élan par la justice indienne. Le tribunal national «vert » indien a en effet ordonné la suspension du projet en même tant qu?un nouveau rapport du ministère de l?Environnement et des Forets.
"L?autorisation accordée le 31 janvier 2011 pour le projet est suspendue jusqu'à ce qu?une nouvelle évaluation soient réalisée par le ministère", a déclaré le tribunal. Selon les juges, le gouvernement régional de l?Etat d?Orissa, ou le groupe coréen souhaite s?implanter, et Posco, ont signé un accord pour une production de 12 millions de tonnes d?acier par an, alors que l?étude environnemental ne prend en compte que le tiers de cette production.
Numéro deux mondial de l?acier, Posco tente de poser ses marques depuis 2005 en Inde, plus particulièrement en Orissa, Etat de l?est du pays riche en minerai, ou plusieurs multinationales ont déjà créé la controverse. Apres avoir obtenu l?autorisation du ministère de l?environnement en mai 2011 de construire son complexe sidérurgique sur près de 1200 hectares de forêt. Quatre mois plus tôt, Posco avait franchi un premier obstacle, lorsque le gouvernement avait donné son premier accord au groupe, mais attachant néanmoins 28 conditions à la construction de l?usine et 32 autres à celle du port prévue par Posco près de la ville de Paradwip.
En juin, de nombreux agriculteurs dont les terres étaient menacées par le projet ont manifesté contre Posco, soutenus par de nombreux activistes et plusieurs politiciens locaux rattachés à divers partis. Les opposants au projet affirment entre autres que la production effrénée du géant sud-coréen contribuera à épuiser le minerai de fer de la région dans les vingt prochaines années.
Estimée à 8,6 milliards d?euros, l?implantation de Posco représente le plus gros investissement direct étranger en Inde et doit créer près de 50 000 emplois.
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Le Premier ministre indien remet l?accent sur le nucléaire à Séoul -
Alors que les manifestations contre plusieurs centrales s?intensifient en Inde depuis un an, Manmohan Singh a présenté l?Inde comme un « bon élève » du nucléaire, rappelant avant tout les besoins énergétiques importants du pays lors d?un sommet dans la capitale sud-coréenne.
Manmohan Singh a vanté la politique responsable de l?Inde lors du sommet international sur la sécurité nucléaire à Séoul, mardi. "Les plus hautes normes de sûreté et de sécurité sont essentielles pour rétablir la confiance publique en ce qui concerne l?énergie nucléaire", a déclaré le Premier ministre indien devant les représentants de 53 pays dans la capitale sud-coréenne.
Lors de ce sommet sur le thème de la lutte contre le terrorisme nucléaire, et les mesure à prendre à cet effet en matière de protection des centrales et de prévention contre le trafic de matériaux nucléaires, le discours de Manmohan Singh visait à rassurer sur la volonté de coopération de l?Inde, pays toujours non-signataire du Traite de Non Prolifération (TNP).
"L?Inde partage entièrement les inquiétudes internationales sur le terrorisme nucléaire et la prolifération clandestine qui présentent une menace sérieuse", a-t-il lancé, rappelant que l?Inde n?avait "jamais été la source de prolifération de technologies sensibles". Le Premier ministre indien n?a toutefois pas oublié de réitérer les besoins énergétiques croissant de l?Inde et la place importante que doit jouer le nucléaire pour les satisfaire.
Un discours destine aux opposant au nucleaireLe discours rassurant mais déterminé de M. Singh était également destiné aux nombreux manifestants et activistes nucléaires qui deviennent de plus en plus audibles depuis près d?un an. En particulier a Kundandalam, au Tamil Nadu (sud), où les 500 personnes protestant contre l?installation d?une centrale nucléaire construite conjointement avec la Russie ont été arrêtées ce lundi.
La polémique entourant ce projet (et l?opposition de la population locale dénoncée comme une manipulation par New Delhi) n?est pas nouvelle mais a pris de l?ampleur depuis l?accident a la centrale de Fukushima, au Japon, en mars dernier. Polémique qui n?a d?ailleurs pas épargné le vaste projet du Français Areva, qui a signe un accord pour l?installation de 6 réacteurs EPR troisième génération a Jaitapur, sur la cote du Maharashtra (ouest). Le projet Areva doit fournir à terme 10 000 MW à l?Inde et deviendrait la plus grosse centrale au monde.
L?Inde veut faire partie de l?elite nucleaire
Lors de ce sommet, l?Inde a clairement réaffirmé ses ambitions en matière nucléaire, indiquant son désir de faire partie des quatre grands « clubs » nucléaires, dont le Nuclear Supplier Group (NSG), le groupe de pays fournisseurs de nucléaire et le "Australia group", group informel de pays chargés de surveiller et contrôler l?utilisation de matériaux et technologies nucléaires à des fins militaires ou terroristes.
Manmohan Singh a également dévoilé un rapport indien sur les progrès réalisés en matière de sécurité dans ses installations nucléaires. Invitant l?Agence Internationale pour l?Energie Atomique (AIEA) à passer en revue les centrales indiennes, M. Singh a également révélé que l?Inde comptait mettre en place sa propre instance, indépendante et autonome, en charge de la sécurité nucléaire.
L?Inde a obtenu en 2008 le feu vert de l?AIEA (Agence Internationale pour l?Energie Atomique) et du NSG pour développer son programme nucléaire civil. A l?heure actuelle, le nucléaire ne produit que 3% de l?électricité du pays, mais le gouvernement indien veut en faire un "composant essentiel", pour reprendre la formule de Manmohan Singh, de la production d?énergie en Inde.
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15 policiers tués dans un attentat maoïste dans l?ouest de l?Inde -
Au moins quinze membre des forces paramilitaires indiennes (CRPF) sont morts et plusieurs autres ont été blesses lors d?un attentat imputé à la guérilla maoïste « naxalite », dans l?Etat du Maharashtra (ouest), rapporte la BBC.
Le véhicule qui transportait les policiers a sauté sur une mine alors qu?il traversait une forêt dans le district de Gadchiroli, une région pauvre et isolée de l?extrême est du Maharashtra. C?est une des attaques les plus meurtrières perpétrée contre les forces de l?ordre par la guérilla depuis deux ans.
Les naxalites, qui opèrent principalement dans les régions tribales délaissées du centre et de l?est de l?Inde ont pris en otage deux Italiens dans l?Etat d?Orissa, il y a deux semaines, exigeant la libération de plusieurs membres de la guérilla incarcérés. L?un des deux otages a été libéré dimanche soir. La veille, un député régional avait toutefois été enlevé à son tour par les maoïstes, enclenchant de nouvelles négociations.
Les naxalites affirment défendre les droits des populations tribales et des démunis habitant les régions parmi les plus pauvres et les moins développées d?Inde. Considérée comme la "plus grande menace à la sécurité intérieure du pays" par le Premier ministre indien Manmohan Singh, la guérilla naxalite est la cible d?une vaste opération militaire depuis deux ans dans le "corridor rouge" ou elle opère, du nord-est au centre de l?Inde.
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500 manifestants anti-nucléaire arrêtés dans le sud de l?Inde -
Près de 500 personnes, parmi lesquels plusieurs leaders politiques, ont été arrêtées pour avoir tenté d?organiser une manifestation à proximité de la centrale nucléaire de Kundankulam, au Tamil Nadu (sud), rapporte la BBC.
La construction de la centrale avait été interrompue par les manifestations des habitants locaux, soutenus par les activistes anti-nucléaire, ces derniers mois. Le gouvernement régional du Tamil Nadu avait toutefois donné son feu vert lundi pour poursuivre le projet, affirmant que la centrale était « sûre » et interdisant les manifestations sur le site.
En février dernier, New Delhi avait ouvert une enquête ciblant quatre ONG accusées de financer illégalement le mouvement anti-nucléaire à Kundankulam. Un activiste allemand, venu en Inde sous un visa touristique, avait notamment été arrêté et déporté.
Les habitants de la region de Kundankulam protestent depuis plusieurs années contre cette centrale, projet réalisé en partenariat avec la Russie. Le gouvernement indien et le gouvernement régional du Tamil Nadu l?ont toutefois défendu bec-et-ongles, rappelant les besoins énergétiques grandissants de l?Inde.
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Un Tibétain s?immole à New Delhi -
Un refugié tibétain s?est immolé dans le centre de New Delhi ce lundi pour protester contre la visite imminente du président chinois Hu Jintao qui doit se rendre en Inde cette semaine. Grièvement brûlé, il a été emmené à l?hôpital pour être soigné, selon la BBC.
L?Incident a eu lieu à la suite d?une manifestation de plusieurs centaines de Tibétains dans le centre de la capitale indienne. Plus de 25 Tibétains, dont plusieurs moines bouddhistes, se sont immolés ces derniers mois au Tibet pour protester contre les autorités chinoises dans cette région qui revendique l?autonomie.
L?Inde compte quelque 150 000 refugiés tibétains habitant principalement à New Delhi et à Dharamsala, où se trouve le gouvernement tibétain en exil et où vit le dalaï lama.
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L?Inde soutient timidement la résolution américaine contre le Sri Lanka -
L?Inde Delhi a voté jeudi en faveur d?une résolution de l?ONU exhortant le gouvernement sri-lankais à enquêter sur les violations des droits de l?Homme et du droit international pendant la guerre. New Delhi en a toutefois dilué la teneur, afin de ne pas froisser son voisin et partenaire stratégique au sud.
Des manifestants affichent leur soutien au président sri-lankais Mahinda Rajapakse a ColomboRéticente à se prononcer en faveur d?une résolution américaine ordonnant au gouvernement sri-lankais d?enquêter sur les violations des droits de l?Homme commis pendant la guerre civile, New Delhi a finalement apporté son soutien à l?initiative américaine présentée à l?ONU, y apportant néanmoins quelques « amendements » afin de ne pas froisser Colombo. Le gouvernement indien a notamment souhaite que la "souveraineté" sri lankaise soit respectée et que toute action de l?ONU concernant l?application du rapport de la LLRC -une commission mis en place par Colombo en 2010 pour enquêter sur les violations du droit international pendant la guerre- devait se faire "en consultation et avec la participation du gouvernement sri lankais".
Pression tamoule en IndeAlors que le Premier ministre indien Pranab Mukherjee s?était initialement prononce contre cette résolution visant à faire pression sur le régime du président sri lankais Mahindra Rajapakse, New Delhi a finalement change de position, mis sous pression par un de ses principaux alliés au gouvernement. Le DMK, parti régional du Tamil Nadu (sud), un Etat indien qui entretien des liens culturels et linguistiques forts avec la minorité tamoule du Sri Lanka, aurait en effet menacé de retirer ses ministres de la coalition gouvernementale menée par le partie du Congrès (UPA), si l?Inde ne soutenait pas la position américaine.
Un développement qui n?a pas échappé au ministre sri-lankais des Affaires étrangères qui a déploré le fait que le vote (de l?Inde) à l?Onu soit influencé par des "alliances stratégiques" et des "enjeux intérieurs". La représentante américaine Eileen Donahoe s?est elle félicitée du soutien de l?Inde, voisin proche du Sri Lanka. "Le soutien de l?Inde est quelque chose de très positif", s?est-elle enthousiasmée.
Parmi les 47 pays membre s du Conseil des droits de l?Homme de l?ONU, 24 ont vote pour la résolution, et 15 contres, dont le Bangladesh, les Maldives, la Russie, l?Arabie Saoudite, l?Indonésie et la Chine, partenaire important du Sri Lanka ces dernières années. Huit pays se sont abstenus.
Le Sri Lanka et L?Inde : des relations toujours ambigües
Manufacturer: The Bodley Head LtdPart Number:Price: EUR 20,15L?Inde entretient des relations délicates et ambigües avec son voisin sri-lankais, étant donné les liens fort entre la population tamoule dans les deux pays. L?intervention malencontreuse de l?armée indienne dans le conflit sri lankais, à la fin des années 80, avait notamment provoqué l?assassinant du Premier ministre indien Rajiv Gandhi (mari de l?actuelle présidente du parti du Congres Sonia Gandhi). Lors de la campagne militaire sri lankaise qui a mené à la défaite définitive de la guérilla des Tigres de Libération de l?Eelam Tamoul (LTTE) en mai 2009, l?Inde avait discrètement apporte un soutien militaire logistique important à Colombo.
L?armée sri lankaise est accusée par l?ONU d?avoir commis nombreux crimes de guerre contre la population tamoule du nord de l?ile, lors de l?assaut final contre les LTTE, qui a mis fin a 30 ans d?une guerre civile meurtrière. Le représentant sri-lankais au Conseil des droits de l?Homme a jugé cette résolution "mal conçue et inopportune", arguant qu?il ne s?était écoulé que trois ans depuis la fin de la guerre. Les Etats-Unis et l'ONU rétorquent que cette période a été largement suffisante pour ouvrir une enquête mais que le gouvernement de M. Rajapakse s?est montré pour le moins réticent à la mener à bien.
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L?accès aux toilettes, un problème persistant en Inde -
Les premiers chiffres du recensement de 2011 révèlent des contrastes inquiétant dans le mode de vie des Indiens. Alors que de plus en plus de foyers ont accès à la technologie, plus de la moitie d?entre eux sont encore privés de sanitaires.
Si la société indienne a sans nul doute bénéficié de la modernisation du pays et des outils technologiques qui l?accompagnent, ces dix dernières années, l?envers du décor du miracle économique indien reste préoccupant. Selon les statistiques du grand recensement national réalisé l?année dernière, seuls 46,9% des foyers seulement ont accès aux toilettes alors que près des deux tiers (63,2%) possèdent une connections téléphonique et plus de la moitie (53,2%) détiennent au moins un téléphone portable.
Dans plusieurs Etats pauvres de l?est de l?Inde, près du trois quart des foyers n?ont pas accès aux sanitaires. "La défécation en plein air reste un problème important en Inde, car elle est pratiquée par près de la moitié de la population", affirmait mardi le commissaire du recensement à la BBC. "Des raisons culturelles et traditionnelles, ainsi qu?un manque d?éducation sont à l?origine de cette pratique non-hygiénique", a-t-il ajouté.
Le recensement de 2011 témoigne à la fois d?une évolution indéniable du mode de vie des foyers indiens et de lacunes qui continuent d?en affecter la grande majorité. En dix ans, le nombre de foyers ayant accès à l?électricité a en effet augmenter de 11 points, passant de 56% a 67%.de même, seuls 18% d?entres eux ne possèdent aucun outil de communication (téléphone, ordinateur, radio?) ou de mode de transport (allant du vélo à la voiture) et 29% des habitations sont construites en dur, contre seulement 18,9% il y a dix ans
Si l?Inde est beaucoup plus connectée (même si seulement 3,1% de la population a accès à internet) depuis une décennie, la qualité de vie d?une majorité d?Indiens ne s?est pas améliorée. En plus du problème de l?accès aux sanitaires, moins d?un tiers de la population a par exemple accès à l?eau potable. L?utilisation par deux tiers des foyers de bois de chauffage, de charbon, de kérosène ou de bouse de vache pour la cuisson pose encore de graves problèmes de santé.
Une des évolutions significatives révélées par le recensement de 2011, dont la première phase d?enquête s?est déroulée d?avril à septembre 2010, est l?émergence de la famille nucléaire en Inde. 70% des familles ne comptent en effet qu?un seul couple, un changement drastique ou la famille réunie était jusqu'à présent la norme.
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Six personnes mises en cause pour l?attentat contre la haute cour de Delhi -
Six hommes ont été impliqués par l?agence nationale d?investigation (NIA) indienne dans l?attentat contre la haute cour de Delhi qui a fait 17 morts et des dizaines de blessés, le 7 septembre dernier.
Trois des six suspects, dont un mineur, ont été arrêtés alors que les trois autres sont toujours recherchés par les autorités indiennes. Tous seraient originaires de la région du Cachemire indien, selon le quotidien The Hindustan Times.
En septembre dernier, une bombe dissimulée dans une mallette à l?entrée de la haute cour de Delhi avait explosé, tuant 17 personnes et faisant de nombreux blessés parmi les personnes qui faisaient la queue pour pénétrer dans l?enceinte.
L?attentat a été revendiqué par email par le Harkat-ul Jihad al-Islami (Huji), un groupe terroriste qui a orchestré plusieurs attentats au Pakistan, en Inde et au Bangladesh par le passe. Un second mail envoyé par les Moudjahidines Indiens (IM), une autre organisation terroriste responsable, entre autres, d?une série d?attentats à New Delhi en septembre 2008, a toutefois réfuté l?implication du Huji.
Selon les enquêteurs, le cerveau de l?attentat, Wasim Akram Malik, n?appartiendrait à aucun groupe djihadiste et aurait agi de son propre chef. L?objectif M. Malik aurait été d?intimider la justice indienne afin que les juges annulent la sentence d?Afzal Guru, condamné à mort pour sa participation à l?attentat contre le Parlement indien en décembre 2001.
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Cuisante défaite pour le parti du Congrès aux élections régionales en Inde -
Le parti au pouvoir a réalisé un score décevant aux élections régionales qui se tenaient dans cinq Etats indiens. La formation de Sonia Gandhi a payé son impopularité générale, notamment en Uttar Pradesh, Etat clé où elle a termine quatrième, loin derrière les partis régionaux.
Rahul Gandhi a endossé la responsabilité de la déroute électorale du Congrès en Uttar Pradesh"Anti-Congrès", titre mercredi en une le quotidien The Indian Express au lendemain des résultats des élections régionales qui se sont déroulées dans cinq Etats indiens ce dernier mois. Le parti au pouvoir a en effet essuyé une cuisante défaite électorale ne parvenant à distancer les autres partis qu?au Manipur, petit Etat du nord-est de l?Inde. Arrivant tout juste devant le principal parti d?opposition, son rival du Bharatiya Janata Party (BJP) en Uttarakhand (nord), le Congres a été battu par ce dernier à Goa et au Pendjab.
Le Congrès paye sa baisse de popularité
Mais c?est surtout vers l?Uttar Pradesh et ses quelque 200 millions d?habitants que se tournaient tous les regards hier. La déroute y a été totale pour le Congrès, qui n?a remporté que 37 sièges sur 403, finissant loin derrière les grands partis régionaux et même le BJP, pourtant mois performant que lors du dernier scrutin de 2007 dans cet Etat crucial. Rahul Gandhi, "l?héritier de la dynastie Nehru Gandhi, a endossé la responsabilité de la défaite du Congrès en Uttar Pradesh, où il avait pourtant mené campagne avec succès en 2009, lors des élections législatives indiennes.
"Rahul Gandhi a fait une grosse erreur en pensant que la mobilisation sur le terrain pouvait se faire indépendamment du bilan au sein du gouvernement", analyse le philosophe politique Pratap Banu Metha. Miné depuis plus d?un an par des scandales de corruption et se montrant incapable de contrôler une inflation galopante, le Congrès paye à prix fort son impopularité croissante au niveau national. A Goa notamment, le BJP a arraché l?Etat au Congrès en faisant campagne contre la corruption qui touche le secteur minier dans cette ancienne enclave portugaise.
La défaite des grands partis nationaux et du vote communautaireEn Uttar Pradesh, véritable enjeux de ce scrutin et baromètre, en quelque sorte, pour les élections législatives nationales de 2014, la déception est cependant partagée par les deux grands partis nationaux, une nouvelle fois distancés par les grandes formations régionales. Le Bahujan Samaj Party (BSP), parti au pouvoir dirige par la "reine des dalits" Mayawati Kumari chute pour céder sa place au Samajwadi Party (SP) de Mulayam Singh Yadav et de son fils Akhilesh, étoile montante du parti. Le SP, qui revient au pouvoir après une traversée du désert, a remporté une victoire sans appel avec 222 sièges sur les 403 possibles à l?assemblée régionale et formera le prochain gouvernement.
Manufacturer: SAGE Publications IncPart Number:Price: EUR 21,06Pour de nombreux analystes, les resultats des élections en Uttar Pradesh, Etat le plus peuple et un des plus pauvres d?Inde, sont révélateurs d?une évolution de l?électorat indien, qui vote de moins en moins aveuglement, en fonction de sa religion ou de sa communauté. Alors que le Congrès, le BJP et le BSP ont respectivement parié sur le vote musulman, hindou et dalit, c?est la campagne inclusive du SP, menée par des jeunes leaders sur le terrain, qui s?est avérée payante, malgré sa réputation sulfureuse par le passé.
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Les forces spéciales américaines sur le sous-continent indien -
L?armée américaine a envoyé des unités des forces spéciales dans plusieurs pays d?Asie du sud, dont l?Inde, pour des exercices conjoints dans la lutte anti-terroriste. New Delhi et Washington nient fermement tout déploiement permanent des militaires américains dans le pays.
Des militaires des forces spéciales américaines sont actuellement en Inde pour s?entrainer dans la lutte antiterroriste avec l?armée indienne, a annoncé vendredi Robert Willard, le chef de l?armée armée américaine dans le Pacifique (PACOM). Relayée par les medias, cette révélation a fait monter au créneau plusieurs partis politiques indiens, en première ligne les communistes, historiquement épidermiques à toute influence et ingérence américaine en Inde.
L?ambassade américaine a New Delhi s?est toutefois empressée de préciser qu?aucun contingent américain n?était stationné en Inde et qu?il s?agissait purement de coopération dans la lutte contre le terrorisme, ciblant principalement à neutraliser le Lashkar-e-Taiba (LeT), l?organisation terroriste pakistanaise qui a orchestré, entre autres, les attentats de Bombay de novembre 2008. Une unité de la 25eme division d?infanterie de l?armée américaine est actuellement en Inde pour s?entrainer avec l?armée indienne.
"Nous travaillons étroitement avec l?Inde en rapport à leurs capacités de lutte contre le terrorisme, en particulier dans le domaine maritime, mais aussi de gouvernement à gouvernement, pas nécessairement par le biais du ministère de la Défense, mais via d?autres agences, assistant ces dernières en matière de lutte contre le terrorisme et de contre-insurrection", a déclaré M. Willard a la BBC.
Les Etats-Unis et l?Inde renforcent leur coopération militaire depuis 10 ans
Le Pentagone a également révélé que les forces speciales américaines étaient déployées dans quatre autres pays de la région ?le Sri Lanka, les Maldives, le Bangladesh et le Népal- pour les "assister" dans la lutte contre le terrorisme. Robert Willard a rappelé de son côté la menace du LeT, organisation affiliée a Al Qaida, responsable de plusieurs attentats en Inde et en Afghanistan et aspirant désormais à étendre ses activité en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, selon lui.
L?Inde et les Etats-Unis ont développé des liens étroits en matière de lutte anti-terroriste ces dernières années, en particulier depuis les attentats de Bombay de 2008. Ces derniers mois, des spécialistes indiens en matière de lutte contre le terrorisme ont effectué un stage aux Etats-Unis. Les deux pays organisent également régulièrement des entrainements militaires réunissant des soldats indiens et américains.
"La relation [des Etats-Unis] avec l?Inde est de plus en plus forte, mais elle présente encore des défis", explique Robert Willard, qui rappelle qu?à la suite des essais nucléaires de l?Inde (non signataire du Traite de Non Prolifération) à la fin des années 90, les relations entre Washington et New Delhi avaient été suspendues. En dix ans, l?Inde est toutefois devenu un partenaire indispensable pour les Etats-Unis dans la région, au détriment du Pakistan. "[?] Aujourd?hui, nous nous entrainons avec l?Inde dans tous les services. C?est un des programme de sécurité les plus importants de la zone Asie-Pacifique", affirme M. Willard.
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Deux terroristes préparant un attentat arêtes à New Delhi -
Deux terroristes présumés soupçonnés de planifier un attentat à la bombe à New Delhi, ont été arrêtés par la police dans la capitale indienne mercredi, rapporte la BBC>.
Les deux hommes appartiendraient au groupe terroriste pakistanais Lashkar-e-Taiba (LeT), l?organisation qui a orchestré, en autres, les attentats de Bombay de novembre 2008. Selon le ministre indien de l?Intérieur P. Chidambaram, les deux suspects préparaient un attentat à la bombe, ciblant un endroit très fréquenté de la ville. Un troisième suspect a été arrêté dans l?Etat du Jharkhand (est) jeudi matin.
New Delhi est régulièrement la cible d?attentats terroristes ces dernières années, dont le plus récent remonte à deux semaines à peine, lorsque le véhicule d?un diplomate israélien a explosé en plein c?ur de la ville.
En septembre dernier, une bombe a explosé près de la haute cour de Delhi, tuant 13 personnes. Trois ans auparavant une série d?explosion dans différents quartiers de la capitale avait fait une vingtaine de morts. En 2005, plusieurs bombes posées dans deux grands marchés de la ville avaient tué 62 personnes quelques jours avant Diwali, une des plus importantes fêtes hindoues.



